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10 films et séries de fantômes poétiques pour Halloween

  • Photo du rédacteur: mheurtevin
    mheurtevin
  • 3 oct. 2025
  • 5 min de lecture

Dernière mise à jour : 17 déc. 2025

Télévision inquiétante dans une pièce sombre, écran fantomatique, ambiance gothique et maison hantée mystérieuse

Fantômes à l’écran : entre peur, poésie et mélancolie


👻 Pourquoi les fantômes nous fascinent-ils tant ?


Depuis l’enfance, je marche dans les ombres des récits de fantômes, sorcières et monstres. Ces histoires parlent autant de nos peurs que de nos désirs cachés.


J’aime les mondes où l’invisible frôle le quotidien, où une maison, un souvenir ou un souffle de vent deviennent porteurs de mystère. Parmi toutes ces figures, ce sont les fantômes qui me touchent le plus.

Non pas les spectres sanglants destinés à provoquer un sursaut, mais les présences hantées, émouvantes et poétiques, qui transforment l’effroi en mélancolie et la peur en tendresse.


Ces films et séries m’inspirent parce qu’ils montrent que le fantôme peut être une cicatrice, un écho du passé, une mémoire douce-amère.


🕯️ Ma sélection de récits hantés


Des films et séries où le spectre devient mémoire, blessure, ou murmure du passé…


  1. The Others (Alejandro Amenábar, 2001)


Dans un manoir isolé, perdu dans le brouillard, une mère vit seule avec ses deux enfants fragiles, protégés de la lumière par des règles strictes. L’arrivée de nouveaux domestiques coïncide avec des phénomènes étranges qui troublent le quotidien. Entre silence oppressant et portes qui s’ouvrent sur l’inconnu, l’ambiance se charge de mystère.


Un film où le brouillard et le silence deviennent des personnages à part entière, enveloppant le spectateur dans un climat de doute et de fragilité, où chaque souffle, chaque ombre semble cacher une vérité que l’on n’ose affronter


  1. Crimson Peak (Guillermo del Toro, 2015)



Un conte gothique somptueux, où chaque décor respire la beauté du déclin. Les fantômes, d’une troublante élégance, semblent moins menaçants que porteurs d’une mémoire impossible à oublier.


Dans ce manoir anglais, rongé par l’argile rouge et les secrets enfouis, l’amour et la peur s’entrelacent dans une atmosphère de velours et de cendres. Guillermo del Toro y déploie une romance macabre, où chaque couloir, chaque souffle glacé, rappelle que les murs eux-mêmes gardent la trace des passions interdites.


  1. Sixième Sens (M. Night Shyamalan, 1999)


Un classique où la peur se mêle à la compassion. Derrière l’étrangeté, il y a une tendresse insoupçonnée, comme si les fantômes demandaient simplement qu’on les écoute.


Dans ce récit où l’invisible s’invite dans le quotidien, chaque silence devient une énigme et chaque regard une révélation. Le film enveloppe le spectateur dans une atmosphère troublante, où l’émotion se cache derrière le frisson.


  1. A Ghost Story (David Lowery, 2017)


Un film contemplatif et minimaliste, qui transforme la figure du fantôme en présence silencieuse face au passage du temps. Une expérience sensorielle qui laisse une empreinte durable.


Drapé d’un simple linceul, le spectre traverse les lieux et les époques, témoin muet de ce qui s’efface et de ce qui demeure. David Lowery signe une œuvre hypnotique, où le silence et la lenteur deviennent les véritables narrateurs d’une méditation sur la mémoire et l’absence.


  1. Les Noces funèbres (Corpse Bride, Tim Burton, 2005)


Un conte animé où l’au-delà rayonne d’une vitalité étonnante. Derrière son esthétique gothique, c’est une histoire d’amour et de libération, teintée d’humour macabre et de tendresse.


Dans ce monde où les vivants et les morts se croisent, Tim Burton déploie une fantaisie visuelle où la noirceur se pare de couleurs éclatantes. Chaque personnage, chaque décor, semble chanter la beauté fragile des passions humaines, même au-delà de la tombe.


  1. Souvenirs de Marnie (Hiromasa Yonebayashi, Studio Ghibli, 2014)


Un film doux et nostalgique, où l’apparition n’a rien d’effrayant. Elle devient le signe d’une rencontre précieuse, lumineuse et secrète. Dans les paysages brumeux du littoral japonais, une amitié mystérieuse se tisse entre deux jeunes filles, comme un lien hors du temps.


Hiromasa Yonebayashi signe une œuvre délicate, où la mémoire et l’imaginaire se mêlent pour offrir une méditation lumineuse sur l’absence et l’attachement.


  1. A Tale of Two Sisters (Janghwa, Hongryeon, Kim Jee-woon, 2003)


Une plongée dans l’horreur psychologique et la douleur intime, filmée avec une grâce visuelle singulière. Entre ombres et illusions, le spectateur s’égare dans un labyrinthe de sentiments. Ce conte coréen, empreint de mystère et de mélancolie, explore les liens familiaux à travers une atmosphère troublante et envoûtante.


À noter toutefois : certaines scènes peuvent contenir des images plus violentes, susceptibles de heurter les âmes sensibles.


  1. L’Échine du Diable (Guillermo del Toro, 2001)


Une œuvre où l’Histoire et l’au-delà s’entremêlent. Les fantômes y prennent la forme d’innocences perdues, et l’effroi se confond avec une tristesse profonde.


Dans l’orphelinat isolé, marqué par les blessures de la guerre civile espagnole, Guillermo del Toro déploie une atmosphère où la mémoire des disparus hante chaque pierre. Plus qu’un récit d’horreur, c’est une méditation sur la perte et la fragilité des âmes, où le surnaturel devient le miroir des tragédies humaines.


  1. The Haunting of Hill House (Mike Flanagan, Netflix, 2018)


Une série qui dépasse la simple maison hantée : elle explore les blessures invisibles d’une famille et transforme le frisson en drame humain. Entre passé et présent, les couloirs de Hill House deviennent le théâtre d’une mémoire fracturée, où les fantômes ne sont jamais seulement surnaturels mais aussi intimes. Mike Flanagan signe une fresque bouleversante, où l’horreur se mêle à l’amour et au deuil, pour révéler la fragilité des liens et la force des souvenirs.


C’est mon véritable coup de cœur : une œuvre dont je suis hyper fan, parce qu’elle réussit à faire vibrer autant le cœur que l’imaginaire.


  1. Over the Garden Wall (La Forêt de l’étrange, Patrick McHale, 2014)


Une mini-série animée en dix épisodes, qui ressemble à un vieux conte oublié. Deux frères traversent une forêt mystérieuse où les fantômes, les ombres et les souvenirs semblent s’être égarés. Entre humour étrange et mélancolie profonde, c’est une œuvre singulière, hantée par la poésie du crépuscule et la fragilité de l’enfance. Chaque épisode dévoile une atmosphère unique, comme une fable intemporelle où l’innocence se confronte aux énigmes du monde.


Véritable bijou d’animation, cette série cultive un charme rare, à la fois inquiétant et tendre.

✒️ Pourquoi ces récits hantés m’inspirent

Tous ces films et séries m’ont rappelé que les fantômes ne sont pas seulement des figures d’effroi. Ils sont la trace de ce qui persiste : un amour, un regret, une douleur, un souvenir. Ils transforment l’écran en miroir de nos propres hantises intimes.


J’ai d’ailleurs écrit mon témoignage Les ombres m’ont suivie. Ce n’est pas une fiction : c’est le récit de mes expériences. Je n’ai jamais cherché à copier ces inspirations cinématographiques, mais à y trouver des réponses. À chasser l’idée que ce que je vivais ressemblait aux manifestations maléfiques des films d’exorcisme, pour m’accrocher à une vision différente : celle d’un message à comprendre derrière ces expériences.


Aujourd’hui, je m’apprête à publier le premier tome de mon roman Ce qui demeure. Et je sais que tous ces films et séries sont ancrés en moi. Ils m’ont montré que, loin d’être seulement effrayant, l’esprit qui reste parmi nous peut être porteur d’une vérité, d’une beauté fragile, d’un éclairage sur ce que nous refusons parfois de voir.

💬 Et vous ?


Et vous, quels sont les films et séries de fantômes poétiques qui éclairent vos nuits d’automne, d'Halloween et qui continuent de vous hanter tout le reste de l'année ?

 
 
 

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